Nichée au cœur du lac de Garde, l’île de Trimelone intrigue par son histoire riche et son statut mystérieux. Interdite au public, elle se dresse comme un sanctuaire naturel et un témoin silencieux des siècles passés. Découvrez les secrets de cette île fascinante, entre légendes médiévales et projets d’avenir.
Une île mystérieuse au cœur du lac de Garde
Au large de la rive est du lac de Garde, entre les villages de Cassone et d’Assenza, se trouve l’île de Trimelone. Située à environ cent mètres du rivage, cette île de 260 mètres de long est interdite au public en raison des munitions non explosées qui subsistent sous ses eaux. Autrefois forteresse médiévale et poste militaire, elle conserve les traces d’un passé tumultueux.
Bien que l’accès soit restreint, Trimelone est visible depuis les rives du lac. Elle abrite des ruines militaires et des vestiges médiévaux, témoins silencieux de son histoire. Aujourd’hui, la nature y reprend ses droits, offrant un refuge à diverses espèces végétales et animales. Classée zone protégée, l’île reste un lieu de mémoire et de biodiversité.
Un passé médiéval et militaire
Au Xe siècle, l’île de Trimelone servait de refuge aux pêcheurs et paysans fuyant les invasions hongroises. Ils y construisirent une première fortification, détruite en 1158 par Frédéric Barberousse. La famille Della Scala, influente à Vérone, reconstruisit ensuite l’île, lui conférant une importance stratégique durable.
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Durant la Première Guerre mondiale, Trimelone devint un avant-poste italien face à l’Empire austro-hongrois. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle retrouva un rôle militaire, accueillant Benito Mussolini pour sa dernière interview en 1945. Après-guerre, l’île fut transformée en dépôt d’explosifs, marquant ainsi son histoire mouvementée.
Un sanctuaire naturel et historique
En octobre 1954, une explosion massive a secoué l’île de Trimelone, détruisant une partie des installations militaires et provoquant un incendie visible pendant trois jours. En 2005, un chantier de dépollution a permis de récupérer près de 26 000 munitions, mais l’île reste interdite d’accès en raison des dangers persistants.
Malgré son passé tumultueux, Trimelone est devenue un refuge pour la faune et la flore locales. Peupliers, lauriers-roses et sureaux y prospèrent, tandis que goélands et cormorans y trouvent un abri. Classée zone protégée, l’île pourrait accueillir un centre de recherche ou un musée à l’avenir.



