Les supernovae fascinent par leur puissance et leur mystère, mais le rémanent de supernova Pa 30 intrigue particulièrement.
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Découvert grâce à des observations historiques datant de 1181, ce phénomène céleste unique présente des filaments étonnamment ordonnés, défiant les attentes traditionnelles et offrant un aperçu captivant de la complexité des explosions stellaires.
Les mystères de Pa 30 dévoilés
Le rémanent de supernova Pa 30 se distingue par ses filaments longs et droits qui s’étendent à partir d’un point central, évoquant des traînées de feu d’artifice figées dans le temps.
Contrairement aux supernovae typiques qui laissent derrière elles des nuages chaotiques, Pa 30 intrigue les astronomes depuis des années.
Ce phénomène remonte à l’observation d’une “étoile invitée” en 1181 par des astronomes chinois et japonais.
Eric Coughlin, de l’université de Syracuse, propose une explication fascinante : l’étoile a tenté d’exploser mais n’a pas complètement réussi.
Cette explosion partielle a laissé une naine blanche hyper-massive intacte au centre, générant un vent rapide et dense qui a formé les filaments observés aujourd’hui.
Une explosion partielle surprenante
Contrairement aux supernovae de type Ia qui détruisent entièrement l’étoile, le précurseur de Pa 30 n’a explosé que partiellement.
Cette explosion incomplète a laissé une naine blanche hyper-massive intacte au centre. Plutôt que de se désintégrer, cette naine blanche a commencé à émettre un vent extrêmement rapide, enrichi en éléments lourds, se déplaçant à environ 15 000 kilomètres par seconde.
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Ce vent, bien plus dense que le gaz environnant, a interagi avec celui-ci, créant des conditions idéales pour l’instabilité de Rayleigh–Taylor.
Des filaments fascinants
Le vent dense émis par la naine blanche a interagi avec le gaz environnant, créant des conditions idéales pour l’instabilité de Rayleigh–Taylor.
Cette interaction a permis la formation de longs filaments qui s’étendent sans se désagréger, donnant à Pa 30 son apparence unique de feu d’artifice cosmique.
Les simulations montrent que des contrastes de densité élevés peuvent produire ces structures filamenteuses, similaires aux motifs observés lors du test nucléaire Kingfish de 1962.
Pa 30 offre ainsi un rare exemple où la modélisation moderne se connecte directement à des observations historiques, enrichissant notre compréhension des supernovae de type Iax.




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