Deux nouvelles exoplanètes remettent en question notre définition de la zone habitable

Deux nouvelles exoplanètes remettent en question notre définition de la zone habitable

L’exploration des exoplanètes a évolué, passant de la simple découverte à l’identification de mondes potentiellement habitables. La définition de la zone habitable s’est affinée, introduisant la “zone tempérée”.

 

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Les récentes découvertes autour des étoiles M naines ouvrent de nouvelles perspectives pour l’étude des atmosphères avec le télescope spatial James Webb.

Les débuts de l’exploration des exoplanètes : une quête de mondes habitables

Au début de l’ère des exoplanètes, les chercheurs avaient deux objectifs principaux. D’abord, ils cherchaient à découvrir un maximum de nouvelles planètes pour enrichir notre compréhension de la population d’exoplanètes.

Ensuite, ils voulaient déterminer si certaines de ces planètes se trouvaient dans la zone habitable de leur étoile.

 

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Cette zone habitable était initialement définie de manière simple : elle comprenait les planètes situées à une distance de leur étoile permettant la présence d’eau liquide à leur surface, critère essentiel pour envisager la vie.

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Redéfinir la zone habitable : vers une approche nuancée

Avec la découverte croissante d’exoplanètes, la définition de la zone habitable s’est complexifiée. Les scientifiques distinguent désormais entre une zone habitable optimiste, plus large, et une zone habitable conservatrice, plus restreinte.


La première prend en compte des facteurs comme le chauffage géothermique, tandis que la seconde se concentre sur les limites où l’eau liquide peut exister sans effet de serre excessif ni condensation de CO2.

La zone tempérée : une nouvelle perspective

La notion de “zone tempérée” élargit encore cette définition. Elle est définie par un flux d’instellation compris entre 0,1 et 5 fois celui de la Terre, soit entre environ 136 W/m² et 6805 W/m².

 

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Cette approche permet d’inclure un éventail plus large de mondes potentiellement habitables, en se basant sur la quantité d’énergie solaire reçue par une planète.

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Les exoplanètes TOI-6716 b et TOI-7384 b, bien qu’en dehors des zones habitables optimistes, sont considérées tempérées grâce à leur position dans cette zone.

TOI-6716 b, de taille terrestre, et TOI-7384 b, de type sub-Neptune, enrichissent notre compréhension des mondes tempérés.

Les étoiles M naines, autour desquelles elles gravitent, facilitent leur détection, ouvrant la voie à des études futures, notamment avec le télescope spatial James Webb.

Nancy Atkinson

Journaliste scientifique, Nancy consacre sa carrière à rendre accessibles les avancées les plus fascinantes de la recherche. Dotée d’une solide culture en astronomie et d’un intérêt marqué pour la vulgarisation, elle met un point d’honneur à relayer les travaux des chercheurs du monde entier avec rigueur et clarté.

Collaboratrice régulière sur plusieurs médias spécialisés en sciences et espace, Nancy s’appuie sur les dernières publications académiques pour offrir des contenus fiables, actualisés et captivants.

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