Les transitoires optiques rapides et lumineux bleus (LFBOTs) fascinent par leur éclat intense et éphémère, surpassant la luminosité des galaxies.
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L’événement AT 2024wpp, observé à 1,1 milliard d’années-lumière, a révélé des indices cruciaux sur leur origine mystérieuse, impliquant des interactions cosmiques puissantes et complexes.
Les LFBOTs : des phénomènes lumineux fascinants
Les transitoires optiques rapides et lumineux bleus (LFBOTs) sont des éclats de lumière si intenses qu’ils surpassent la luminosité de galaxies entières, mais disparaissent en quelques jours.
Leur origine a longtemps été débattue : s’agit-il de supernovas atypiques ou de phénomènes fondamentalement différents ?
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L’événement AT 2024wpp, détecté à 1,1 milliard d’années-lumière, a apporté des réponses. Il a brillé plus intensément que tout LFBOT observé auparavant, libérant 100 fois plus d’énergie en 45 jours qu’une supernova normale, suggérant une source d’énergie centrale, probablement un trou noir.
Une source d’énergie centrale : le rôle des trous noirs
Les recherches récentes ont révélé que les LFBOTs pourraient être alimentés par des trous noirs, potentiellement jusqu’à 100 fois la masse du Soleil. Ces trous noirs, situés dans des systèmes binaires, détruisent leur étoile compagne massive, générant ainsi des éclats lumineux intenses.
Ce processus implique que le trou noir siphonne progressivement la matière de son étoile partenaire, formant un halo de gaz en orbite.
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Lorsque l’étoile compagne, probablement une étoile Wolf-Rayet, s’approche trop près, elle est déchirée par les forces de marée. Le matériau stellaire perturbé s’intègre au disque d’accrétion du trou noir, produisant des explosions de lumière et des jets de matière à grande vitesse.
Des observations cruciales pour comprendre les LFBOTs
Les observations de l’Observatoire W. M. Keck ont été déterminantes pour percer le mystère des LFBOTs. Grâce au spectromètre d’imagerie à basse résolution, des signatures d’hydrogène et d’hélium ont été détectées, révélant un schéma double pic inhabituel.
Cela suggère une explosion asymétrique et complexe, en accord avec une interaction de matière dans un disque d’accrétion.
De plus, le spectrographe infrarouge a mis en évidence un excès de lumière infrarouge, une caractéristique rare mais potentiellement distinctive des LFBOTs.
Ces découvertes ouvrent la voie à des observations futures dans le moyen infrarouge, qui pourraient éclairer davantage les processus physiques à l’origine de ces phénomènes mystérieux.



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