Avant de construire sur la Lune, il faut d’abord apprivoiser le voyage spatial quotidien

Avant de construire sur la Lune, il faut d'abord apprivoiser le voyage spatial quotidien

Les systèmes à trois corps, comme ceux de l’espace cis-lunaire, présentent une complexité fascinante en raison des interactions gravitationnelles.

Le Lawrence Livermore National Laboratory a développé un outil révolutionnaire pour cartographier un million d’orbites, offrant des perspectives inédites pour la navigation spatiale et la planification orbitale.

La complexité des systèmes à trois corps : un défi pour la navigation spatiale

Les systèmes à trois corps, tels que ceux présents dans l’espace cis-lunaire, sont réputés pour leur nature chaotique et leur complexité de modélisation.

Les interactions gravitationnelles entre la Terre, la Lune, le Soleil et un satellite créent un environnement dynamique où de petites variations peuvent entraîner des changements imprévisibles dans les trajectoires orbitales.

Ces forces incluent la gravité des corps célestes, ainsi que les pressions de radiation thermique et solaire, rendant la planification des missions spatiales particulièrement ardue.

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La compréhension de ces interactions est cruciale pour le développement de trajectoires stables.

Un ensemble de données révolutionnaire pour la navigation spatiale

Le projet du Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL) a mis au point un ensemble de données et un logiciel open-source qui cartographient un million d’orbites cis-lunaires.

Ces outils offrent une référence précieuse pour valider les logiciels de navigation et les systèmes de planification orbitale. En modélisant les forces gravitationnelles et les pressions de radiation, ils permettent de mieux comprendre les trajectoires complexes.


Les conditions initiales, comme les positions du Soleil, de la Terre et de la Lune au 1er janvier 1980, sont essentielles pour garantir une référence claire.

Cette précision aide à surmonter les défis posés par les systèmes à trois corps, facilitant ainsi la planification de missions spatiales stables et efficaces.

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Points de stabilité autour des points de Lagrange

Les points de Lagrange L4 et L5 du système Terre-Lune, ainsi qu’une zone située à environ cinq fois la distance de l’orbite géosynchrone, ont été identifiés comme des clusters de stabilité.

 

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Ces zones peuvent servir de “stations de parking” gravitationnelles pour des infrastructures spatiales cruciales, telles que le Lunar Gateway. En exploitant ces points, les agences spatiales et militaires peuvent planifier des missions plus sûres et efficaces.

L’objectif du projet est de fournir une norme de référence pour tester et valider les logiciels de navigation et les systèmes de planification orbitale.

Ces données sont essentielles pour anticiper les défis des missions futures et optimiser l’utilisation de l’espace cis-lunaire.

Nancy Atkinson

Journaliste scientifique, Nancy consacre sa carrière à rendre accessibles les avancées les plus fascinantes de la recherche. Dotée d’une solide culture en astronomie et d’un intérêt marqué pour la vulgarisation, elle met un point d’honneur à relayer les travaux des chercheurs du monde entier avec rigueur et clarté.

Collaboratrice régulière sur plusieurs médias spécialisés en sciences et espace, Nancy s’appuie sur les dernières publications académiques pour offrir des contenus fiables, actualisés et captivants.

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